26/08/2005
Foire aux vanités
L'avantage du recyclage, c'est qu'avec un peu de chance, on peut lire le journal à l'oeil, il suffit de se servir sur la pile des voisins. Les quotidiens ne présentent pas tellement d'intérêt, puisqu'on a des nouvelles plus fraîches sur internet, mais les magazines c'est bingo.
D'autant que vu la quantité de pub qui est dedans, ils n'ont clairement pas besoin de mon argent pour vivre.
Prenons au hasard le Vanity Fair de septembre, avec en couverture Jennifer Aniston (pour ceux qui ont vécu sous un rocher depuis quelques mois, Jennifer est l'ex de Brad Pitt. Qu'il a quittée pour tomber dans les bras d'Angelina "Tombraider" Jolie. Enfin bref).
Il y a 402 pages dans un exemplaire de Vanity Fair, c'est plus épais que, par exemple, l'annuaire de la Creuse, pages jaunes comprises. Bigre se dit-on, ça en fait de la lecture. Je vous rassure tout de suite : parmi ces 402 pages, 250 sont des pages de pub (je les ai comptées, sous l'oeil légèrement dubitatif du Capitaine Haddock qui se demande si je ne devrais pas compter les moutons, plutôt).
Deux cent cinquante pages de photos de mannequins à la mine renfrognée, avec trois tonnes de maquillage et des accoutrements à la limite du portable, pour vanter divers produits de luxe mais surtout des fringues et du parfum. Quand je vous disais qu'ils n'ont pas besoin de mon fric...
La table des matières n'arrive qu'après 30 pages exaltant les mérites de Calvin Klein, Estee Lauder, Dior, Gucci, Saks Fifth Avenue, Armani, Vuitton, Burberry, Lancôme, YSL et même, égaré là par hasard sans doute, Target.
Et à part de la pub, il y a quoi dans Vanity Fair? Curieusement, je m'attendais à un style "magazine féminin" : banc d'essai de produits de beauté, psycho à deux balles, horoscopes. Biba en plus gros, quoi. Mais pas du tout. A part l'interview de Jennifer pour le côté "people", quand même, et une rubrique "voyage" qui présente en toute simplicité, les Maldives. Mais à côté de ça, plusieurs articles pas inintéressants, comme l'histoire d'une veuve de pompier du 11 septembre, ou les notes de voyage d'un columnist de retour dans son Sud natal.
Avec quand même beaucoup, beaucoup de pub tout autour.
05:10 Publié dans notes de lecture | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note






Commentaires
Je suis abonnee a Gourmety et Bon Appetit et il y a tellement de pubs dans ces magazines que je suis obligee d'arracher les pages tellement ca m'enerve. Le pire, ce sont les pages epaisses en carton qui font que le magzine s'ouvre direct a la page de la pub. JE DETESTE ! Direct a la poubelle...
Ecrit par : Estelle | 26/08/2005
C'est rigolo Estelle, je fais la meme chose. Je jette les petites cartes d'abbonnement, je dechire les pages en carton ou celles avec des echantillons de parfum, puis seulement je lis......
Ecrit par : sandrine | 26/08/2005
C'est toujours bine pour caller une armoire bancale! ;)
mamannous3
Ecrit par : MamanNous3 | 26/08/2005
Record battu avec le magazine ELLE américain : 330 pages de pubs sur 545 pages au total dans le dernier numéro de septembre! J'ai fait l'erreur de m'abonner à ce magazine, mais on ne m'y reprendra plus. En plus il n'y a vraiment rien d'intéressant à lire. Comme je regrette!
Ecrit par : Martine | 27/08/2005
Ah mais non les cartes d'abonnement, Sandrine, moi je les garde précieusement, et... je les mets à la boîte aux lettres mais SANS mettre mon adresse dessus, bien sûr. Pourquoi? Parce que tu remarqueras que ces petites cartes ont le port payé d'avance (pas besoin de mettre un timbre dessus, donc), et qui paye... Eh bien c'est le magazine. Petite vengeance, niark niark niak. Si tout le monde fait ainsi, à force, ils en auront peut-être assez de payer des frais de port pour rien... Wishful thinking, sans doute, mais ça fait du bien ;-)
Ecrit par : a l'ouest | 27/08/2005
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